« Les gens ont besoin de rire »

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Le café-théâtre arcachonnais le Zèbre entame sa sixième saison. A sa tête, Claude Labat fait un point sur la rentrée, les pièces à venir ainsi que les projets à venir.

« Sud Ouest » La formule du café-théâtre demeure-t-elle inchangée ?

Claude Labat Oui. Nous proposons de la comédie, uniquement. En ce moment, c’est la 66e pièce qui est à l’affiche. Et ce tous les jeudis, vendredis et samedis soirs. Cela fonctionne plutôt bien…

Pourquoi êtes-vous attaché à cette programmation ?

Parce que les gens ont besoin de se divertir. Ils en ont marre d’entendre toujours les mêmes choses. Dans le contexte actuel, ils ont besoin de rire et c’est ce que nous leur proposons. Notre programmation n’a rien à voir avec celle du théâtre Olympia. Nous ne sommes pas du tout sur les mêmes choses.

Comptez-vous beaucoup de fidèles dans votre clientèle ?

Oui. C’est une bonne base. Les habitués viennent de tout le Bassin, et des Landes aussi.

Quelles sont les prochaines pièces à découvrir sur scène ?

En ce moment, nous jouons « Je la sens bien cette histoire », une pièce de Matthieu Burnel présentée durant plus de deux ans à Paris (à voir jusqu’au 30 septembre, NDLR). Nous enchaînerons avec « Le Dîner des faux-culs » de Christian Dob, un auteur que nous avons déjà et plusieurs fois joué. C’est lui qui a notamment écrit « Un conseil très municipal », qui a eu beaucoup de succès ici. En novembre, nous programmons « La femme de leur vie », de Patrick Hernandez, dont nous avons également joué des pièces.

En décembre vous présenterez votre sixième pièce en tant qu’auteur. De quoi s’agit-il ?

Elle s’intitule « L’héritage bio ». Je change de sujet et y raconte une histoire d’héritage. C’est une comédie campagnarde. J’y retrouve comme pour les précédentes mes complices Peter Carpentier, Betty Lafosse et Stéphanie Decay. Et comme précédemment, nous jouerons deux représentations le soir du réveillon.

Vos pièces ont-elles été jouées en dehors du zèbre ?

Non. On m’a sollicité pour les éditer mais je n’ai pas trouvé le temps de le faire… Et de les mettre à jour car entre l’écriture et la réalité du jeu, beaucoup de choses ont évolué.

Vous appuyez-vous sur le même vivier de comédiens ?

Oui. La troupe compte une douzaine de personnes et même si je suis sollicité par d’autres comédiens, je préfère continuer à travailler avec les gens du coin. De temps en temps, je propose toutefois une pièce avec des comédiens extérieurs. L’an prochain, par exemple, je ferai venir « L’emmerdante » de Jean-Christophe Barc, que j’ai vu cet été à Avignon. Quant à la taille du café-théâtre, car on me pose souvent la question, j’y suis également attaché. C’est elle qui garantit l’ambiance conviviale. Et les clients apprécient, à l’issue de la pièce, d’échanger avec les comédiens dans la salle.

Y-a-t’il des pièces que vous n’avez pas encore monté et auxquelles vous souhaiteriez vous attaquer ?

Oui, il y a des pièces dont j’aurais envie mais qui sont difficiles à monter. C’est le cas du « Dîner de cons », par exemple, où la comparaison est inévitable. Du coup, je préfère rester au à mon niveau…